La Côte d’Azur fait rêver, mais pour comprendre la vie française des Windsor, il faut revenir à Paris. Car si le Cap d’Antibes fut l’un de leurs grands refuges, leur résidence principale, surtout à partir des années 1950, se situe bien dans la capitale française, à la Villa Windsor, dans le Bois de Boulogne.
Cette distinction est essentielle. Elle permet d’éviter une lecture trop romanesque de leur rapport à la Riviera. Non, Edward VIII et Wallis Simpson n’ont pas vécu exclusivement sur la Côte d’Azur. Leur présence azuréenne est réelle et symboliquement forte, mais elle s’inscrit dans une vie française plus large, organisée entre Paris, séjours mondains et retraites choisies.
La Villa Windsor devient peu à peu le cœur de leur existence sociale et domestique. C’est là qu’ils reçoivent, qu’ils vieillissent, et c’est là qu’ils meurent, Edward en 1972 puis Wallis en 1986. Cette adresse parisienne fixe le cadre de leur exil durable : une vie élégante, très française dans sa forme, mais toujours marquée par la mémoire du trône perdu.
La Côte d’Azur, dans cette perspective, apparaît comme un prolongement plutôt qu’un centre exclusif. Elle est le versant solaire et spectaculaire de leur histoire française. Paris en est l’ossature. Les deux dimensions sont inséparables. La Riviera raconte leur image ; Paris raconte leur durée.
Repère historique : avant-guerre et durant une période après-guerre, les Windsor vivent au Château de la Croë ; plus tard, leur base principale est la Villa Windsor à Paris.
